Informations hebdomadaires du 1° dimanche de Carême – Dimanche 10 mars 2019

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Crise dans l’Eglise

  L’Eglisecomme la société tout entière sont touchées par le scandale de la pédophilie. Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour que cela ne se reproduise jamais. Nous devons tout faire également, pour que les conditions de possibilité de ces actes ne se reproduisent pas. Le pape a parlé de ces conditions de possibilité qu’il a appelé le cléricalisme. Le cléricalisme, c’est s’attribuer à soi-même un pouvoir qui nous est confié pour le service des autres. Pour lutter contre le cléricalisme, nous devons considérer d’abord qu’il n’y a pas de vocation supérieure à une autre. Nous avons tous besoin les uns des autres dans l’Eglise, et nous avons besoin de collaborer entre nous. Ne soyons jamais seuls dans l’Eglise. Elle peut conduire à un pouvoir abusif, manipulateur. (…) Dans l’Eglise on a besoin de chacun, car Dieu a besoin des charismes de chacun. Permettez-moi de vous poser une question : dans votre rapport à l’Eglise, vous considérez vous comme un acteur ou un spectateur ? Si vous êtes spectateurs vous êtes automatiquement en vis-à-vis d’une institution. Mais l’Eglise est une famille ou chacun a sa place. Je vous demande de vous considérer comme des acteurs, de prendre votre place, votre responsabilité dans l’Eglise, de faire entendre votre voix. (…) Faites-nous tomber de notre piédestal. C’est une grâce de se découvrir pauvre. Nous avons tous besoin d’être sauvés par Dieu lui-même. Pour faire face au cléricalisme nous ne devons pas idéaliser tel mouvement, tel groupe, mais surtout ne pas idéaliser telle ou telle personne. Si nous idéalisons les personnes nous risquons de tomber dans les conditions de possibilités d’actes terribles de manipulation de conscience et de manipulation spirituelle qui peuvent conduire à des manipulations plus graves encore. Il n’y a qu’un seul saint, un seul Père, qu’un seul Maitre et c’est Dieu…

  Parfoissi nous nous considérons comme des pères, c’est pour renvoyer à l’unique paternité de Dieu et surtout pas pour considérer une paternité psychologique ou compenser une éventuelle paternité physique à laquelle nous avons renoncé. Dieu seul est Père. Si nous savons nous situer face à Lui, comme des pauvres qui ont besoin de lui alors nous n’avons que peu de risques à tomber dans ce piège du cléricalisme. Merci de nous considérer pour ce que nous sommes, comme  des pauvres et des pécheurs, qui avons besoin de vous, de l’Eglise, tout comme vous avez besoin de l’Eglise.

D’après un message de Mgr Emmanuel Gobillard, évêque auxiliaire de Lyon

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Auteur :avm