Informations hebdomadaires du 7° dimanche de Pâques Dimanche 28 Mai 2017

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La glossolalie : parler en langues… et interpréter

  Venu du grec glôssa lalein, (parler en langues), le mot « glossolalie » désigne l’un « des signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants », selon l’annonce de Jésus en Mc 16, 17-18. La promesse s’accomplit à la Pentecôte : les apôtres « se mirent à parler en d’autres langues, selon ce que l’Esprit leur donnait de prononcer… Les gens… étaient dans la stupéfaction parce que chacun d’eux les entendait parler sa propre langue » (Ac 2, 4-6).

  L’utilité de ce charisme est ici évidente : l’Esprit rassemble des hommes issus de toutes les nations. La diversité des langues, voulue par Dieu pour contrer l’orgueil des hommes selon le récit de Babel, n’est plus un obstacle à leur unité dans l’Eglise du Christ.

  Mais la glossolalie peut aussi se produire autrement, au sein des assemblées de croyants, quand des personnes sont poussées à prononcer des paroles dont elles ne saisissent pas la signification. Saint Paul y consacre un long développement au chapitre 14 de la 1ère épitre aux corinthiens.

  Il y affirme tout d’abord : « celui qui parle en langues ne parle pas aux hommes, mais à Dieu ; personne en effet ne comprend. » Et il invite celui qui parle ainsi à « prier de pouvoir interpréter », afin que la parole soit profitable aux autres. Plus loin, il précise que cette interprétation peut être donnée par l’Esprit à un autre membre de l’assemblée.

  Il donne au final cette consigne : « Parle-t-on en langues. Que ce soit le fait de deux ou trois tout au plus, et à tour de rôle ; et que quelqu’un interprète. S’il n’y a pas d’interprète, qu’on se taise dans l’assemblée ; qu’on se parle à soi-même et à Dieu ».

  Parler à Dieu peut désigner ce que l’on appelle le « chant en langues », expression libre et spontanée de la louange. Et il pourra alors ce produire un fait comme celui-ci : Un prêtre qui assistait à la réunion de prière d’un groupe, demanda à l’homme qui se trouvait près de lui, où il avait appris le grec. — Quel grec ? demanda l’homme. Le prêtre dit alors qu’il avait distinctement entendu son voisin répéter les premières phrases du “Je vous salue Marie” en grec.

    Frère François

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Auteur :avm